Je reprends mes esprits dans cette ruelle sombre, étroite, oppressante pourrai t-on dire. Je ne réalise ce qui se passe au moment ou je la vois par terre, devant moi, couverte de sang, agonisante, elle comprend que c'est les derniers moments de sa vie, ses derniers soupirs. Alors mon effroi est à son paroxisme, je commence seulement à comprendre la gravité de la situation, la Mort se penchait déja sur elle avec son sourire malicieux, ce personnage perfide me nargua pendant quelques secondes. Ses yeux magnifiques, dont l'océan était la couleur, dans lesquelle on pouvais se perdre et avoir peur de se noyer n'existaient plus, ils étaient maintenant vitreux, la Mort avait accomplis ce qu'elle ais tout le temps; son travail bien sûr; et la lumière qui guidait mon coeur s'éteint, engloutis par les ténèbres. Je ne constate que plus tard, que je l'ai attrapé par les cheveux, je l'ai violemment projeté contre le mur en brique rouge d'un des deux appartements composant le coté droit de la ruelle, je l'ai soulevé du sol, elle s'est débattue avec peine, je lui ai saisi la gorge, elle a sans doute cru que je l'étranglerai mais soudain avec la plus grande stupeur et d'un geste vif, je lui arracha la trachée. Après ce souvenir maccabre, il ne me resta plus qu'à me suicider.